Union Protestante Libérale

 

Vivre,
croire,
réfléchir,
avancer

" Protestants en fête "

Pour que vivent la vie et le monde

C'est un souffle puissant qui s'est exprimé dans le rassemblement protestant français à Strasbourg, les 30-31 octobre et 1er novembre 2009. Non pas que le protestantisme aurait gommé sa belle diversité - pourquoi le ferait-il d'ailleurs ? Mais c'est dans un même élan de fraternité que cette diversité s'est manifestée, sans mettre entre parenthèses la question difficile du devenir du monde.

Les messages donnés au culte final auront ciblé les enjeux d'une telle rencontre.
L'interpellation du pasteur Majagira Bulangalire nous touche au plus vif de nos interrogations : Jusqu'à quand notre humanité résistera-t-elle aux assauts déstabilisateurs des forces négatives qui sont en mouvement dans le monde d'aujourd'hui ? Quelle est notre réponse aux défis auxquels nous sommes confrontés ? Notre " être-chrétien " ne prend consistance que dans la rencontre avec ceux qui restent en marge. Fêter le protestantisme implique de s'ouvrir à un vrai partage.
Nous avons encore du chemin à faire, - ce chemin que beaucoup ont entamé en direction des plus défavorisés. Le major Danièle César, de l'Armée du Salut, semble constater que nous avons le bénéfice de la grâce, mais que si Jésus en appelle au bonheur, c'est parce que tant d'autres restent sur le bord de la route et que c'est face à eux, et pour eux, que nous sommes acteurs afin que le " Royaume " avance.
Lorsque, presque en même temps, nous chantons les paroles d'un cantique - pas si ancien : " Dieu sauve les siens ", nous nous rendons compte que les formules toutes faites ne nous sont pas d'une grande aide.
Quand le Président de la Fédération Protestante de France, Claude Baty, rappelle, en évoquant Luther, l'urgence de fêter ensemble la grâce de Dieu et de retrouver la simplicité du cœur, il nous invite aux gestes simples qui sont à la portée de tout le monde, et nous ne pouvons pas nous empêcher de penser qu'il faut aussi un élan plus général, plus coordonné, plus réfléchi pour transformer le monde qui a un peu perdu le sens de sa destinée.

Quel poids revient alors à ce rassemblement ?
La dynamique du rassemblement et son déroulement dans une ambiance fraternelle où toutes tendances peuvent cohabiter, voire se stimuler et chercher ensemble la route à suivre, nous encouragent à croire que la coexistence humaine dans un monde en devenir est possible.
Sur le plan du devenir du christianisme et de son dialogue intérieur, ce rassemblement montre aussi que la diversité peut s'exprimer dans le respect des différences. Tout en osant poser des questions de l'ordre de la logique qui doit aussi guider notre recherche de la vérité. Par exemple : le Père souscrirait-il à la souffrance humaine ? Si non, pourquoi continuer à interpréter la mort de Jésus dans un sens sacrificiel ? Le débat que nous avons pu tenir dans le cadre du rassemblement - Union Protestante Libérale et Paroisse St-Guillaume réunies - aura rendu attentif à ce genre de questionnement.
Nous rencontrons Dieu en Jésus ? En l'appelant le Christ, nous rappelons que son engagement l'a conduit au difficile vécu de la condamnation et de la mort. Il reste notre maître. Et si les évangiles consignent l'exemple de son engagement au risque de l'échec, voire de la souffrance, c'est parce qu'ils sont portés par des hommes et des femmes qui croient que la victoire est possible. Pour le monde. Pour chaque être humain. Le thème d'une prochaine fête protestante n'est-il pas déjà donné : " Pour que vivent la vie et le monde " ?

Ernest Winstein, Strasbourg 1er novembre 2009

 

L'Union Protestante Libérale et la paroisse Saint-Guillaume de Strasbourg

La paroisse Saint-Guillaume à Strasbourg soutient de longue date l'Union Protestante Libérale, bien qu'aucun lien institutionnel n'existe entre les deux. Plusieurs de ses pasteurs ont présidé l'Union Protestante Libérale.

 

Le Foyer Lecocq

Le foyer paroissial de Saint-Guillaume accueille de nombreuses conférences de l'Union Protestante Libérale. Situé dans la cour de l'église Saint-Guillaume, rue Ernest Munch à Strasbourg, il porte le nom du pasteur Georges Lecocq. Marcel Schnepp, ancien président de l'Union Protestante Libérale a rédigé une notice biographique le concernant. Le Foyer, dont la construction fut achevée en 1996, acceuille fréquemment les conférences de l'Union Protestante Libérale. Celle-ci en a, par ailleurs, subventionné la construction grâce au fond provenant de la vente de l'ancienne maison et siège de l'UPL de la rue de l'Epine. Ernest Winstein.

 

Le Pasteur Georges Lecocq

Le Pasteur Georges Lecocq est né le 7 novembre 1890 à Torigni-sur-Vire, chef-lieu de canton du bocage normand. Dans un premier temps, le généreux donateur de St Guillaume est chargé d'âmes de la diaspora protestante de sa région natale.
Grâce à son acharnement, à son attachante personnalité, son enthousiasme communicatif, il réunit les fonds nécessaires à la construction de plusieurs lieux de culte, telles les chapelles de Granville, de Bagnoles-de-l'Orne.
A l'approche de la soixantaine Georges Lecocq change de diaspora: il est nommé aumônier militaire protestant pour la 6e Région avec siège à Nancy. Le théologien libéral convaincu et convaincant découvre ainsi l'Alsace qui fait partie du secteur militaire dont il est responsable, à laquelle l'attachent depuis de nombreuses années déjà, les oeuvres d'un Auguste Sabatier, théologien libéral et professeur de dogme réformé à la faculté de Strasbourg de 1867 à 1872 (date à laquelle il est privé de chaire par l'autorité allemande; Albert Schweitzer, qu'il aime citer; Charles Wagner, pasteur originaire de l'Alsace bossue, fondateur à Paris en 1907 du foyer de l'Ame, temple réformé auquel Georges Lecocq ne manque jamais de rendre visite lors de ses fréquents voyages dans la capitale et où il retrouve à chaque fois son ami de toujours: Georges Marchal, pasteur des lieux, éminent prédicateur et autre représentant du protestantisme libéral, spécialiste de la pensée schweitzérienne.
Georges Lecocq s'est éteint à Strabourg, où s'était installée une partie de sa nombreuse famille, le 6 août 1987. Un culte a été célébré à St. Guillaume; l'enterrement a eu lieu à Nancy, où Georges Lecocq avait conservé de nombreux amis.

Marcel Schnepp.

 

A la mémoire de...
Marcel Schnepp, (29 juillet 1929, Offwiller - 14 avril 2006, Horod)
ancien président de l'Union Protestante Libérale

Nous sommes très peinés de faire part du décès subit, au soir du Vendredi-Saint, 14 avril 2006, de M. Marcel SCHNEPP. Ancien journaliste, président de l'Union Protestante Libérale de 1995 à 1997, Marcel SCHNEPP n'a cessé de soutenir l'UPL et de porter le souci d'une spiritualité dégagée de tout dogmatisme réducteur. Sa fidélité à notre mouvement restera exemplaire. Un culte a marqué ce départ et sa mémoire le 4 mai en l'église Saint-Guillaume à Strasbourg.
Notre exprimons notre reconnaissance émue et disons à son épouse et à sa famille toute notre compassion et notre amitié.

Témoignage

Nous avions mille choses à nous dire.
Nous ne les dirons plus.
Qui a mis la main à la faux ? Est-ce Dieu ?
La mort l’a pris. L’époux, le père, l’ami, le frère.
L’homme fidèle à lui-même, à ses principes, à ses doutes, à ses réponses qu’il y donnait ou découvrait dans le dialogue avec d’autres.
Fidèle à cette force qu’il tenait, lui, qui en appelait à la spiritualité,
qu’il tenait de qui, sinon de Dieu.
L’homme de foi.
L’homme de conviction, à la plume en acier trempé.
D’une authenticité défiant les discours faciles.
Nous ne les dirons plus, ces mille choses.
Si ce n’est en pensée. En prière.
Nous les dirons dans nos cœurs.
Fidèles à lui, fidèles à nous.
Fidèles au maître. « Il est ma victoire, mon puissant soutien, Ma vie et ma gloire : Non je ne crains rien. »
Et la mort perd son aiguillon.
Le souffle de vie ne sera pas perdu. Car nous continuons.
Nous continuerons. Il compte sur nous.
Ernest Winstein
Marcel Schnepp

Ein Dankgottesdienst
hat Familie und Freunde am 4 mai 2006 in der Kirche Saint-Guillaume, Strasbourg, versammelt.
Schwierig ist es, ein Wort auszusprechen, über den Menschen, der mir, über die vielen Kontakte und Engagements hinweg, die wir geteilt haben, von der Pfarrwahl, damals vor 10 Jahren bis zum letzten Treffen im kleinen Kreis kurz vor seinem Tod, zum Freund wurde. Vieles, was wir uns noch zu sagen hatten, können wir nicht mehr aussprechen.
Lebensnah ist uns der Tod! Alltäglich seine Wirklichkeit. Und wir sind dennoch überrascht, wenn er einen Menschen trifft, der uns lieb ist.
Marcel Schnepp wird nicht mehr da sein als der Begleiter im Alltag. Mit seiner ermutigenden Stimme, die zu schätzen wusste, was schön und lebenswert ist. Nicht mehr mit seinen sorgenden Fragen. Er wird nicht mehr das hörende Ohr des Menschen sein, der fähig war, in der Tiefe seines Wesens das Gesagte, das Geschriebene, das Gespielte, das Gesungene aufzunehmen. Es schweigt die Stimme des kritischen Denkers, der nach Wahrheit fragt, die Befragung manchmal ausschreit, so dass sie für manche, besonders in den leitenden Kreisen der Kirche, ungemütlich wird, in seiner Aussage aber immer der Echtheit des Wortes besorgt - so die, in seiner Bibel angezeigte Stelle des Matthäusevangeliums, Kap. 23, wo Jesus gegen die Heuchelei anprangert und gerade a contrario ermutigt : "Nur einer ist euer Meister und ihr seid alle Brüder ; un seul est votre maître et vous êtes tous frères" (Mt 23,8).
Für ihn war der Glaube nicht eine Formel, welche die Wahrheit abgrenzen würde ("croire, c'est ne pas vouloir savoir", "glauben bedeutet nichts wissen zu wollen", nicht weiterhin suchen zu wollen, also - ein Zitat, das er aufgeschrieben hatte), sondern eben ein fragender Prozess, wo der Zweifel eine führende Kraft ist ("Ueberzeugungen trennen, Zweifel einigen", ein anderes Zitat von Pfarrer Plattner, gesprochen am 4. April 2004). Und er tröstete sich, dass er auf diese Art auch jung bleibe : "Man bleibt jung, solange man noch lernen, neue Gewohnheiten annehmen und Widerspruch ertragen kann" (v. Ebner-Eschenbach).

Für all dies aber, was gewesen ist, und so vieles andere, dürfen wir danken. Ich danke für die vielen diskreten Fragen und Ermutigungen. Wir danken für das, was zum Leben verhilft.
Mit Marcel Schnepp danken wir für das gemeinsam Erlebte. "Von Herzen Dank der Familie und den vielen Freunden für die schönen Erdenstunden" hatte er am 15 April 2002 notiert. Vieles von dem Erlebten wird in uns bleiben und verhilft zum Leben. Der Tod hat darüber keine Macht.
Wir tragen dies alles im Gebet, im Gesang und mit der Musik. Wir würdigen damit das Leben, das entspriesst - wir wissen immer noch nicht "warum" es entsprossen ist, und wissen kaum etwas um die Frage "wie".
Die Lebenskraft aber, so bezeugen wir, kommt uns, wie der Saft über den Weinstock zu den Reben (siehe den Konfirmationsdenkspruch, Johannes 15 Vers 5 : "Ich bin der Weinstock, ihr seid die Reben. Wer in mir bleibt und ich in ihm, der bringt viel Frucht"). Diese Kraft befähigt uns zum Leben und zum Fruchttragen.
Wohl dem, der sucht, wie der Mensch, den Jesus "selig" preist, ja glücklich heisst, weil er nach dem Geist Gottes schreit - "selig sind die des Geistes arm sind", die also nach Gottes Dasein fragen, denn sie dürfen das Gefühl haben, Gottes Dasein in sich zu erfahren.
Hat Gott uns seinen Lebenshauch gegeben, wie wir es im Glauben bekennen, dann sind wir auch bereit ihn wieder zurückzugeben. Auf seine Weise war Marcel Schnepp dazu bereit.
Uns aber gebe Gott weiterhin Kraft, Schritte nach vorne zu tun, offen zu bleiben für sein Dasein in uns und in der Welt.
Ernest Winstein

 

Annie Brunel,
pasteur à Florac, est décédée en 2005.

Annie Brunel avait adhéré à l'Union Protestante Libérale à la suite du colloque d'Evangile et Liberté sur la démocratie dans l'Eglise qui s'était tenu à Paris en janvier 2000. Elle aura été un des premiers membres de l'UPL réorganisée.
Infirmière, elle avait entrepris des études de théologie pour devenir pasteur dans sa région adorée - dans cette vallée longue " qui la mena jusqu'à Florac.
Plusieurs membres de l'UPL l'avait rencontrée à Sète, puis au Collet de Dez.
Nous avions du mal à croire que le courrier de février 2006 revenu quelque temps plus tard de Saint-Jean-du-Gard avec la mention décédée n'était pas une erreur.
Nous avions appris par la suite qu'Annie Brunel était décédée alors qu'elle travaillait devant son ordinateur.
Un " culte de consolation " avait eu lieu le 16 novembre 2005 au temple de Florac - là où, un peu plus d'un an plus tôt, le 20 juin 2004, elle avait été installée dans son ministère, c'est ce que rappelait le pasteur Fabienne Ambs dans sa prédication, évoquant aussi sa quête de Dieu, en disant :
" … Dieu n'est pas dans la mort, il ne l'envoie pas, il ne l'utilise pas, il la combat avec nous.
Dieu, notre Dieu, celui d'Élie, de Jésus Christ et de chacun de nous, celui qu'Annie confessait et proclamait sans relâche se révèle, se donne à connaître, vient vers nous dans ce souffle ténu, ce doux murmure. Saurons-nous, malgré notre peine l'écouter et l'accueillir ? Car c'est là qu'est la vie, cette vie que la mort ne peut pas détruire. Saurons-nous nous tenir debout à l'entrée de nos grottes ? C'est à dire au dehors de tout ce qui veut nous enfermer dans le chagrin sans espérance, dans l'obscurité sans lumière, dans un espace sans horizon, pour recevoir celui qu'Annie guettait et cherchait avec ténacité et de toute son énergie. Oui sa Parole continue à retentir pour elle, comme pour nous. "
Et Fabienne Ambs termina en citant cet extrait d'une prédication d'Annie Brunel :
" Devant cette incompréhensible épreuve nous sommes quand même réunis pour maintenir une parole qui nous libère du poids de cette souffrance et du refus d'accepter que nous soit enlevé si injustement celle dont vous aviez encore tant besoin…
Il vous faudra du courage… beaucoup
Dans le mot courage, il y a le mot cœur
Et il en faut pour grandir
Car la croissance exige des ruptures continuelles
Grandir c'est passer d'un état végétatif mais satisfaisant
Au mouvement qui ne laisse rien en place
Grandir, cela fait parfois mal
Parfois aussi, mais disons-le avec beaucoup de précautions la souffrance fait grandir
Le courage n'est pas témérité
Mais il a sa source dans une énorme confiance
Confiance en ses possibilités
Confiance en une certaine invulnérabilité
Mais confiance surtout en celui qui est prêt à nous recevoir dans ses mains douces et puissantes après nous avoir lancé dans l'aventure et le risque de la vie. "
Le vide de son départ restera immanquablement assorti, pour ceux qui l'ont connue, du sentiment d'une forte présence.
E.Winstein.

Le pasteur Charles Fichter,
ancien président de l'Union Protestante Libérale
Le pasteur Charles Fichter est décédé le 18 août 2005. Le culte d'adieu a eu lieu en l'église de son ancienne paroisse Saint-Guillaume, à Strasbourg, le mardi 23 août.
Le pasteur Charles FICHTER y a exercé son ministère pendant près de 20 ans (d'octobre 1951 jusqu'à la fin de l'année 1969). Le pasteur Charles Fichter était aussi secrétaire puis, de 1964 à 1970, président de l'Union Protestante Libérale.
C’est le 19 octobre 1961 que le comité de l’UPL présidé par M. Horst, confia à Charles Fichter les fonctions de secrétaire. Il co-organisa à ce titre des conférences qui ont marqué le devenir de UPL, entre autres celle du professeur Gusdorf ("Mythe et foi" en 1962) et du pasteur Georges Marchal (sur la question " Le christianisme est-il dépassé ? ", le 15 octobre 1962 dans la grande salle de l’aubette) et qui prêcha à cette occasion au Temple-Neuf (14 octobre 1962). Le comité le chargea de la présidence le 5 février 1964, fonction qu’il assuma jusqu’en 1970.

 

Véronique Federmann, née Dutriez

Dans la stupeur et la douleur nous voyons disparaître Véronique, une femme engagée, courageuse, sensible. L'acte indicible ne fait que souligner la fragilité humaine, mais aussi l'irremplaçable beauté de la vie et l'unicité de l'individu. Notre peine rejoint celle de Georges Federmann, de ses enfants et proches. Et que l'instinct de vie triomphe encore de l'instinct de mort.
C'était le 30 septembre 2002 au Foyer Lecocq, dans le cadre des rencontres de l'Union Protestante Libérale, que Véronique Dutriez nous parlait de la permanence d'accueil hebdomadaire des "sans papiers", un collectif réunissant des avocats et des militants d'associations de défense des droits des étrangers qui travaille sur les dossiers, propose des solutions et intervient (souvent gracieusement) à titre de conseil ou d'accompagnement: "Des séances de travail ont été organisées sur le droit des étrangers dans les différents pays européens ou sur l'asile territorial. Un collectif de médecins libéraux accueille et "parraine" médicalement des "sans papiers" (exclus du système d'accès aux soin)."
Et, pour répondre à la question du "pourquoi" d'un tel engagement mené parallèlement au travail d'autres associations, elle précisera qu'il importe de "faire avec les gens et pas en leur nom !" Une action solidaire, donc, afin que des hommes et des femmes puissent vivre, non dans la dépendance, mais en qualité de citoyens libres, capables de construire leur vie. L'exception aura eu raison d'elle !
E.Winstein
Un poème de Martine Scholl
A toi, Véronique,
A Georges, A leurs Enfants,
Tu nous quittes, plus belle que jamais,
ouvrant grand la fenêtre en silence
Nous montrant l'oiseau qui s'élance.
Tu nous quittes, plus douce que jamais,
un jour de novembre
une nuit sans lune et sans étoiles,
une nuit de mer calme sans voile.
Tu nous quittes, plus forte que jamais,
sans ces formes d'usage que l'on met.
Tu nous quittes, pleine et soudaine.
Tu nous quittes en douleurs vaines.
Bonne route !
Martine Scholl
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